neologeek

Révolu le temps sans acheter tes pets ...

Me, myself and I

Lucie.jpeg, haute de ses 832 pixels et lourde de ses 163 ko recherche activement la clé qui voudra bien larguer les amarres dans son port USB ...

Pensée du jour

La geekite aigüe, c'est la seule maladie qui peut se soigner avec des virus.

" World Of War Craft c'est un peu comme Second Life finalement "

Je les entends déjà ruminer, je les vois déjà brandir leurs pancartes "pas contents" les wowistes en herbe. Attendez donc la suite, ne me jetez pas la première bière ...

Comme la majorité des parisiens qui se languissait de sentir le soleil caresser leur visage cerné, je me suis retrouvée là, assise à la terrasse d'un café au nom improbable, à débattre des bienfaits des jeux de rôle avec un individu s'enfonçant dans sa chaise au fur et à mesure que je lui parlais de points de vie, de background ou des différents clans de vampires.

Une fois l'individu presque à terre, la conversation a finalement dévié sur mon temps de jeu sur world of war craft. Erreur fatale, qui m'a couté une vingtaine de minutes d'explications et de lutte acharnée pour lui faire comprendre que "non", il ne s'agissait pas d'un jeu de fées et de lutins, et que "oui" il nous arrivait de nous retrouver irl entre joueurs autour d'un verre pour contrer le fameux "et ta vie sociale dans tout ça ?".

Constatant qu'il était sur le point de vomir après avoir tant bien que mal assimilé toutes ces informations, j'ai cru bon de couper court à cette discussion en optant pour la pluie et le beau temps. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'en guise de conclusion cet interlocuteur me lança ce " World Of War Craft c'est un peu comme Second Life finalement ".

Second Life ? kesskecédonk ? J'en avais entendu parler bien entendu, mais je ne m'étais jamais risquée à y mettre les pieds, voyant tout ceci comme un bon vieux "caramail" géant agrémenté de pixels bien galbés. A défaut d'avoir compris ce que j'avais pu lui dire, il était parvenu à éveiller ma curiosité.

Le soir même, me voici donc prête à adopter une seconde vie dans la peau d'un canon de beauté digne de la page centrale de playboy (rien à voir avec ma trollette aussi avenante que Sheila après la ménopause) . En bonne néophyte que j'étais, je me suis donc retrouvée sur l'île de départ. Premier constat : des serveurs aussi fiables que ceux de wow en période de crise et des lags à n'en plus finir (était-ce à cela qu'il faisait allusion ?). Je ne me laisse pas démonter, et je tente de parcourir les quelques 10 mètres me séparant du point d'accueil pour me laisser attirer pas une invitation vers une île au nom paradisiaque. "Chouette alors", enfin un peu d'action, parce qu'avouons le ... on n'a pas grand chose à y faire dans cette "seconde vie" si ce n'est de s'extasier devant sa propre poitrine.

En un click de souris, me voilà propulsée au milieu d'une horde d'individus en tenue d'Eve, s'adonnant à des galipettes fantaisistes sur des structures qui l'étaient tout autant. N'ayant pas été tenue informée du dress code, j'étais plantée là comme une figurante de la marche de l'empereur au milieu d'un club échangiste. Des murs tapissés de publicités pour des sites pornographiques, des tapis offrant leurs plus belles fibres à des amateurs de masturbation virtuelle ... tout ceci dans une atmosphère sonore sponsorisée par durex.
Tandis que je tentais de me frayer un passage entre deux morceaux de fesses (ne voyez là aucune allusion douteuse), un charmant jeune homme au sexe plus long que mon avant bras me propose de me mettre enceinte dans la langue de Shakespeare, tandis qu'un autre me fait savoir que j'ai un joli derrière. Ma charmante bimbo avait atterrit dans un lieu de débauche aux odeurs de secrétions corporelles. J'avais la sensation d'avoir opté pour la fameuse pilule rouge.




Bilan des courses : cette seconde vit n'aura duré que le temps d'un court coït, et même s'il se déroule des choses douteuses derrière l'ah d'Orgrimmar, je cherche encore un rapport quelconque avec les joies wowesques, si ce n'est celui de pouvoir chevaucher des montures épiques sans débourser la moindre po.

J'en suis finalement venue à la conclusion que Second life n'était qu'une vaste farce (avec laquelle nombreux sont ceux qui tentent de fourrer de la dinde). On ne m'y "reprendra" plus (si j'ose dire), qu'on se le dise !